L’arthrose (ou ostéoarthrite) résulte d’une dégradation du cartilage qui recouvre les extrémités des os au niveau des articulations. Cette dégénérescence progressive des surfaces articulaires fait souffrir plusieurs dizaines de millions de personnes en France !
Arthrose : les bons réflexes
L’arthrose (ou ostéoarthrite) résulte d’une dégradation du cartilage qui recouvre les extrémités des os au niveau des articulations. Cette dégénérescence progressive des surfaces articulaires fait souffrir plusieurs dizaines de millions de personnes en France ! Cette maladie à multiples facettes s’accroît parallèlement à la démographie et à l’espérance de vie. Elle touche d’autant plus fréquemment que l’on avance en âge. Toutes les articulations peuvent être concernées : la colonne vertébrale, les genoux, les doigts, les chevilles…
De nombreux scientifiques pensent qu’il existe une vulnérabilité génétique à l’arthrose. Celle-ci interagirait avec des facteurs non modifiables comme l’âge, mais aussi avec des facteurs initiateurs.
Les scientifiques ont également mis en évidence que les squelettes issus de la seconde moitié du 20e siècle présentent deux fois plus d’arthrose que ceux du 19e siècle. Plutôt que de se résigner face aux inévitables problèmes de dégénérescence liés à l’âge, sachez que ce paramètre est loin d’être le facteur le plus important lorsque l’arthrose apparaît à partir de 45 ans.
En effet, d’autres causes déclenchent sournoisement la détérioration des cartilages :
- Les traumatismes articulaires entraînant des anomalies de l’axe de l’articulation, ainsi que les antécédents de fracture, peuvent prédisposer au développement d’une arthrose. C’est notamment le cas si la fracture a traversé une articulation ou entraîné une déformation du membre.
- Le surpoids, lorsqu’il est conséquent. Il convient alors de faire de la perte de poids une priorité. Attention cependant aux régimes restrictifs qui risquent d’aggraver ce phénomène dégénératif.
- La sédentarité, car nous sommes faits pour le mouvement. Une pratique régulière d’exercices d’assouplissement et de renforcement musculaire adapté, en piscine par exemple, améliore le fonctionnement ostéoarticulaire. S’activer physiquement est une nécessité. Sans une alimentation adéquate, le processus dégénératif risque toutefois de s’accentuer.
- L’alimentation, véritable clé de voûte et facteur le plus important.
Pour éviter l’apparition de l’arthrose ou enrayer le processus en cours, il convient donc de surveiller son poids, d’être actif physiquement et surtout de bien s’alimenter.
Alimentation et arthrose
Comme nous venons de le voir, la première priorité est d’aller progressivement vers un poids santé. Cela réduit fortement la pression exercée sur les articulations. Parallèlement, il faut bouger 3 à 4 fois par semaine, soit 160 minutes minimum par semaine.
Pour améliorer la capacité de l’organisme à activer les gènes de la régénération cellulaire, il faut envoyer les bonnes informations nutritionnelles. Sans cela, l’expression génétique se dégrade et la communication cellulaire ne fonctionne plus harmonieusement. Une alimentation riche en éléments régénérateurs des tissus articulaires — collagène, acide hyaluronique, chondroïtine, glucosamine et autres glycosaminoglycanes — contribue à diminuer l’inflammation articulaire.
Pensez également à augmenter votre consommation de fruits et légumes. Contrairement aux idées avancées par de nombreux spécialistes de la nutrition, les graisses animales semblent être les meilleures alliées de vos articulations.
Les bons gras pour protéger vos articulations
N’hésitez pas à consommer des œufs, des fromages gras et affinés longuement, ainsi que les parties grasses des animaux. Si les graisses polyinsaturées de la famille oméga-6 favorisent l’inflammation, d’autres permettent au contraire de la combattre : ce sont les oméga-3. Il faut donc rétablir un équilibre correct entre oméga-6 et oméga-3.
Pour cela, mangez des noix ou des graines de lin tous les jours. Adoptez l’huile de colza et d’olive pour vos assaisonnements. Les poissons gras (sardine, saumon, maquereau) constituent également une bonne source d’oméga-3. Consommez-en deux à trois fois par semaine.
En revanche, évitez les huiles de tournesol, de maïs et de pépins de raisin, trop riches en oméga-6. Ces aliments brouillent les signaux biologiques et nuisent à la bonne communication cellulaire. Il est aussi indispensable de maintenir un niveau bas d’apport en sucres, féculents compris. Adoptez donc une tolérance zéro envers les huiles végétales fortement oxydatives.
Hydratation et épices anti-inflammatoires
S’hydrater est indispensable car les articulations ont besoin d’eau pour rester lubrifiées. Visez 2 litres, soit 8 verres, par jour.
Consommez des épices tous les jours dans vos plats. La cannelle, le poivre noir, le curry et surtout le gingembre et le curcuma sont de puissants anti-inflammatoires. Les études montrent que le gingembre et le curcuma améliorent la douleur et la raideur matinale. Associez-les en cuisine aux oignons, à l’ail, à l’origan, au laurier et à d’autres aromates comme le romarin.
Notre alimentation est malheureusement trop pauvre en nutriments essentiels à la bonne constitution et régénération de nos articulations. Heureusement, des remèdes préventifs simples restent accessibles à tous. Contrôlez votre poids en réduisant les sucres raffinés. Faites bouger intelligemment votre corps pour automatiser la fonctionnalité des articulations. Réapprenez enfin à cuisiner pour fournir les bons éléments nutritifs et envoyer les bons signaux à vos gènes.
